Questions fréquentes sur la formation de psychopraticien

Oui. Les soirées (entre 20H30 et 23H00) font partie intégrante de la formation de psychopraticien : le contenu n’est donc pas optionnel, il est en revanche adapté à l’horaire : visionnage d’un film illustrant les apports théoriques de la journée, jeux pédagogiques en lien avec le contenu du module, etc.

Il est quelque peu surprenant que la philosophie et la psychothérapie n’aient pas une histoire de coopération plus marquée. Les deux disciplines sont concernées par le bien-être humain et la vie humaine, l’une de manière théorique, l’autre de manière beaucoup plus pragmatique. On pourrait s’attendre à ce que les praticiens en psychothérapie aient noté l’importance centrale de la philosophie dans l’exercice de leur propre profession et s’inspirent de la philosophie comme source pour comprendre les difficultés des personnes qui viennent les consulter. Malheureusement, c’est assez loin d’être le cas. La majeure partie des psychothérapeutes, psychologues et psychiatres semble avoir négligé l’étude de la philosophie en la qualifiant de non pertinente et ils se sont tournés vers la médecine et la psychologie comme disciplines de référence théorique. La cause de ceci pourrait peut-être se trouver dans une certaine « aridité » de celle-ci et dans le niveau élevé d’abstraction d’une grande partie de la philosophie occidentale. C’est assez ironique lorsqu’on pense que philosophie hellénistique, il y a plusieurs millénaires, s’est posée comme étant une méthode, une recherche disciplinée de « la vie bonne », ou eudaimonia.

La philosophie a, dans une large mesure, perdu de vue sa propre mission qui était de comprendre, de clarifier et de solutionner les réalités concrètes des gens ordinaires et, à mesure qu’elle a engendré les sciences, elle est devenue de plus en plus abstraite et s’est détachée de ses anciens objectifs. Cela est particulièrement criant dans le positivisme logique. Néanmoins, il y a toujours eu un volet de la philosophie qui se préoccupait des questions humaines, qui est celui de la philosophie éthique. Il y a un certain nombre de philosophes, comme Kant, Rousseau, Spinoza, Hume et Hegel qui ont apporté des contributions importantes en la matière et leurs ouvrages pourraient être considérés comme une lecture essentielle pour les thérapeutes en cours de formation.

C’est cependant avec le nouvel élan des philosophies de l’existence, en particulier celles de Kierkegaard et de Nietzsche que les philosophes eux-mêmes se sont de nouveau directement intéressés aux questions concrètes de l’existence humaine. Les philosophies de Kierkegaard et Nietzsche attirent l’attention sur le vécu subjectif de l’individu et fournissent ainsi une excellente base pour le type de philosophie qui peut éclairer la pratique de la psychothérapie. Avec l’avènement de la phénoménologie de Husserl, une méthodologie plus concrète d’investigation des problèmes humains a été proposée permettant à l’existentialisme de se développer ensuite à travers le travail de philosophes tels que Heidegger, Sartre et Merleau Ponty.

L’existentialisme doit sa popularité au fait d’avoir fait renouer la philosophie avec la vie concrète des personnes. Voilà enfin une approche qui nous permettrait de maîtriser nos choix moraux, nos crises existentielles et les défis constants de la réalité quotidienne. La philosophie s’est avérée capable de fournir un forum de débat où la lumière pourrait être mise sur les changements profonds que l’humanité a dû négocier à l’ère moderne et postmoderne. Il était donc prévisible que l’existentialisme allait également générer une nouvelle forme de psychothérapie dans laquelle les considérations médicales sont remplacées par des considérations humaines plus larges et où les problèmes particuliers d’une personne sont mis en évidence dans le contexte d’une perspective existentielle générale.

La thérapie existentielle est la seule forme de psychothérapie établie qui soit directement basée sur la philosophie plutôt que sur la psychologie.

Elle a été fondée au début du siècle dernier, d’une part par l’œuvre originale de Karl Jaspers en Allemagne qui a elle-même influencé la pensée de Heidegger et d’autre part par le travail de deux psychiatres suisses, Ludwig Binswanger et Medard Boss, qui à leur tour se sont inspirés du travail de Heidegger pour créer une méthode alternative de traitement de la détresse émotionnelle et mentale. Tous trois (Jaspers, Binswanger et Boss) sont passés de la psychiatrie à la philosophie, dans un désir de comprendre la situation, les paradoxes et les conflits humains de leurs patients.

Ces premières applications de la philosophie existentialiste à la psychothérapie ont été suivies d’un certain nombre d’autres initiatives variées, comme par exemple dans les travaux de Frankl, May, Laing, Szasz, Bugental, Yalom, Spinelli et Van Deurzen… et l’Approche PEARL !

Non-pas « recommencer », mais compléter. Suivre une psychothérapie en tant que « patient » et suivre une psychothérapie dans l’optique de devenir thérapeute sont deux choses différentes et complémentaires, puisque l’objectif n’est pas le même. Il nous semble en effet indispensable de réaliser un travail sur soi approfondi et réussi de même nature que celui par lequel on se propose, par la suite d’accompagner autrui. Ce trait nous distingue de bien des psychothérapies pratiquées par des universitaires. La démarche personnelle, de travail sur soi, souvent engagée avant le début de la formation se poursuit tout au long de celle-ci.

Oui, en premier lieu car il s’agit d’un courant thérapeutique à part entière, véritablement distinct des autres (TCC, Psychodynamique, Humaniste, Systémique) et qui ne s’appuie donc pas sur les mêmes présupposés. La deuxième raison est que puisqu’il s’agit d’un « courant » il faut entendre qu’il y existe une certaine richesse et une certaine diversité de pratiques qui justifient bien 3 années d’études.

La thérapie existentielle n’est pas une approche technique spécifique qui repose sur un seul auteur et qui propose un nouvel ensemble de règles pour la thérapie. Le fait qu’il n’y ai pas de « père fondateur unique » dans ce courant a permis une très grande variété de recherches et de pratiques, sans pour autant rejeter les approches qui existaient déjà. La psychologie existentielle n’est pas « anti » autre chose, elle est plutôt un cadre de référence qui se propose d’inclure les autres approches et permet de lisser les excès et dérives dans lesquelles elles versent parfois.

Ce qui est sous-entendu est qu’il est impropre de parler de LA thérapie existentielle, car tout comme il n’existe pas une seule forme de pensée philosophique existentielle, il n’existe pas une seule et unique psychothérapie existentielle mais véritablement des approches de thérapies existentielles spécifiques à chaque thérapeute. A ce titre, Cooper écrit : « Alors qu’Irvin Yalom invite les personnes à se confronter aux quatre enjeux ultimes de l’existence (peur, liberté, isolation et anomie), Emmy Van Deurzen les invite quand à elle à explorer les quatre dimensions de l’être-au-monde (physique, sociale, interpersonnelle, et spirituelle). Pendant que l’approche existentielle-humaniste de James Bugental insiste sur la focalisation de la personne à l’intérieur d’elle même, la Logothérapie de Viktor Frankl invite la personne à se focaliser au dehors, sur ce que la vie et les autres attendent d’elle. ».

L’Approche PEARL est une intégration de ces différents courants, c’est donc une forme de thérapie existentielle à part entière. Y sont présentés une vision de la vie en tant qu’être humain, une description des sources de difficultés existentielles et une méthode spécifique d’accompagnement fondée sur la rencontre authentique et l’exploration philosophique en lieu et place du recours à des grilles de lectures statiques et à des techniques standardisées.
Pour le dire très clairement, nous avons pour ambition de faire progressivement de l’Approche PEARL la forme française de thérapie existentielle, tout comme il existe une « approche américaine » (Yalom, May, Schneider, Bugental), une « approche viennoise » (Frankl) ; une « approche anglaise » (Van Deurzen, Spinelli) et une « approche sud-américaine » (Martinez Roblès).

Le nombre de participants minimum est de 8 personnes et nous limitons le nombre de participants à 16 personnes. Ceci nous permet de prodiguer un enseignement de qualité et de répondre de façon exhaustive aux questions de chacun.

Par ailleurs, comme nous assurons les relectures des devoirs de nos stagiaires, et le débriefing des vidéos des étudiants de 3ième année, et que nous sommes en parallèle des thérapeutes et superviseurs en exercice (ce qui nous semble essentiel pour pouvoir être congruents) nous nous devons de préserver un temps suffisant pour assurer l’accompagnement des personnes qui viennent nous consulter.

Le titre de psychothérapeute ayant été vidé de son sens, tous les syndicats représentatifs de la profession se sont mis d’accord sur le terme de psychopraticien – qui peut éventuellement être assorti du qualificatif « certifié » ou « relationnel ».  Il s’agit de la dénomination d’une activité professionnelle : un psychopraticien est un professionnel de la psychothérapie. Ce n’est donc pas un titre. Légalement, donc, vous pourrez bien évidement exercer en tant que Psychopraticien libéral, étant donné qu’il s’agit d’une pratique non réglementée.

Mais la légalité n’est pas la légitimité. Pour être un bon thérapeute professionnel reconnu par ses pairs, il est indispensable d’avoir reçu une solide formation sur la théorie et la pratique d’un modèle thérapeutique (ACP, Gestalt, Thérapie Existentielle…) et d’avoir pris le temps de travailler sur sa propre personne avec l’aide d’un professionnel de la relation d’aide. De même le début de la pratique doit être encadré par d’autres praticiens expérimentés. Autrement dit il y a un processus nécessaire mais non légalement obligatoire.

En raison du niveau d’exigence que nous imposons pour le délivrer, nous pensons très sincèrement qu’il n’y a aucun souci à se faire concernant la validité du diplôme, aux yeux de nos confrères et consœurs, tout comme auprès du grand public . C’est une des très grosses différences entre l’Approche PEARL et les autres formations du marché : nous ne délivrons pas « automatiquement » des certifications, un véritable travail de titan est demandé, et c’est pour celà que notre professionnalisme est reconnu.

Par ailleurs, nous mettons un point d’honneur à former des praticiens qui vont effectivement exercer. C’est pourquoi nous avons réalisé un support de cours qui traite en détails de l’installation en tant que Psy et que nous supervisons nos stagiaires avant, pendant et après leur installation.

Une des clés de notre formation est de transmettre une « juste » posture thérapeutique, faite d’accueil, d’écoute et d’empathie, ce qui ne peut s’acquérir que par un travail en profondeur, et non par la simple « expérience de la vie ».

Pour certains, il peut être beaucoup plus simple de réaliser ce travail de prise de recul personnel quand on a la vingtaine et l’esprit « ouvert » que quand on a 60 ans et que l’on pense avoir « acquis des vérités ». Enfin, précisons que les diplômés de faculté de psychologie qui ouvrent un cabinet ont en moyenne moins de 30 ans… Ceci étant posé, le thérapeute existentiel n’offre aucune technique, mais tout juste une certaine sagesse issue de sa propre expérience de la vie, raison pour laquelle notre formation n’est peut-être pas recommandée au moins de 25 ans.

Encore une fois, c’est une question d’ouverture d’esprit et de volonté de remise en cause personnelle. Pour les plus seniors, disons que ce qui peut vous rendre hésitant constitue en fait votre point fort : votre expérience de vie et de vie professionnelle en dehors de la psychothérapie à proprement parler, et parfois à grande distance de ce champ d’activité, est un atout permettant une plus grande « prise de hauteur » lors d’un accompagnement en psychothérapie.

La formation therapeute dans l’Approche PEARL propose 9 stages résidentiels de 30 Heures (soit 360 Heures) et 8 formations e-learning de 40 heures (320 heures) soit 680 Heures de formation réparties sur 3 ans, dont 36 jours de résidentiel.

A ces 680 heures de formation de psychopraticien comptabilisées dans les fiches d’émargement, s’ajoute des temps associés aux interactions régulières avec les parrains, marraines et formateurs ainsi que les travaux à réaliser chez soi par le stagiaire pendant les 3 années et qui consistent en :

• La réalisation des travaux personnels écrits et/ou vidéos inter-modules
• La lecture des ouvrages recommandés à chaque module
• Les révisions régulières des connaissances acquises
• La participation à la communauté d’échanges Approche PEARL (réseau social privé réservé aux stagiaires et permettant le partage d’informations et de bonnes pratiques)

Mais pour devenir thérapeute, plus que la quantité, c’est la régularité du travail qui est important. Nous estimons qu’il est important de prévoir de consacrer entre 7 et 10 heures de travail hebdomadaire personnel pour être à l’aise dans notre formation praticien en psychothérapie.

Nos meilleurs « commerciaux » sont nos anciens stagiaires en exercice ! Si vous souhaitez lire les quelques témoignages écrits, avis, opinions, ressentis… de stagiaires qui ont souhaité écrire quelques lignes à propos de l’école et de ce qu’ils y ont vécu vous pouvez visiter cette page : https://www.approchepearl.com/formation-en-psychotherapie/avis-sur-approche-pearl.

Mais vous pouvez aussi contacter les thérapeutes présents dans l’annuaire des anciens, bien entendu.

Nous avons déployé un dispositif de formation de psychopraticien mixte (résidentiel + e-learning) pour tirer le meilleur de chaque modalité : la flexibilité du e-learning et le travail chez soi pour la dimension théorique de la formation de therapeute et la richesse des échanges résidentiels pour la dimension expérientielle de la formation de praticien en psychothérapie.
Une convention de formation peut être signée bilatéralement avec l’entreprise, après accord du responsable de formation de votre entreprise et porter sur tout ou partie du cursus. Merci de nous contacter par téléphone dès que vous avez obtenu l’accord de principe de votre employeur. Il nous faudra, pour établir une convention de formation les coordonnées complètes de l’entreprise ainsi que le nom du représentant de l’établissement qui engage la convention.
Une démarche dans le cadre d’un Projet de Transition professionnelle (anciennement CIF) est possible. Il vous appartient de monter votre dossier de prise en charge selon les modalités décrites ici : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14018
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