Analyse Transactionnelle et Psychothérapie

Une certification de psychopraticien nécessite selon nous une formation à l’Analyse Transactionnelle.

Se former à l’Analyse Transactionnelle, pour celui qui souhaite devenir psychopraticien, c’est se doter d’une méthode très opérative :
– pour la communication (analyser et comprendre celle ci, afin d’en améliorer la qualité)
– pour la compréhension profonde de la carte du monde du patient
– pour analyser puis débloquer des situations d’incompréhension ou de conflit
– pour proposer au patient de mettre en place lui-même au quotidien  quelques outils simples et faciles d’accès.

Les différents « états du moi » de l’A.T (Analyse Transactionnelle)

Créée par le médecin et psychiatre Eric Berne, l’Analyse Transactionnelle est décrite comme étant :

une théorie de la personnalité et une psychothérapie systématique en vue d’une croissance personnelle et d’un changement personnel. (définition proposée par l’association internationale de l’Analyse Transactionnelle ITAA).

La formation en Analyse Transactionnelle proposée dans la formation au métier de Psychopraticien (Praticien en psychothérapie) dans l’Approche PEARL recouvre les thèmes suivants :
– Les messages contraignants de l’enfance ou « drivers » et leur impact sur la personnalité
– Les Etats du Moi
– Les Positions de vie
– Le Scénario de vie
– La Matrice de scénario
– Les Transactions
– Les Signes de reconnaissance (strokes)
– Les « Timbres » et les « Rackets émotionnels »
– Les Injonctions et contres-injonctions
– Les jeux psychologiques (triangle dramatique de Karpman)

Notre formation vise à la certification de psychopraticiens directement opérationnels en sortie de cursus, c’est à dire capables d’exercer en cabinet libéral. Nous nous démarquons ainsi des certifications « outils » qui existent et fleurissent un peu partout. Ceci signifie que nous proposons au sein de l’Approche PEARL des cursus de formations « métier » complets dans lesquels l’Analyse Transactionnelle est abordée en détails en fonction de ses contextes d’utilisation.

A titre d’exemple, les « drivers » (messages contraignants de l’enfance) sont abordés assez rapidement dans le cursus, puis cet apprentissage est complété plus tard par la « localisation » de ces drivers dans l’appareil psychique (lors du module sur Freud et la psychanalyse), ensuite un autre module encore présente la dynamique de formation de la personnalité et aborde les autres thèmes de l’AT (positions de vie, états du moi, matrice de scénario, contre-injonctions, rackets émotionnels…).

Extrait de cours sur les drivers de l’Analyse Transactionelle dans la formation de psychopraticien – Approche PEARL

L’Analyse Transactionnelle (AT) appelle « driver » les messages contraignants reçus ou perçus dans l’enfance. Vous pourrez aussi entendre parfois l’expression « pilotes de vie », mais il s’agira de la même chose : un driver est une sorte de prescription, ou directive, nous indiquant la marche à suivre pour nous sentir « OK » ou pour que l’environnement nous renvoie que l’on est « OK ». Le but inconscient de mettre en place le driver : garder l’attention/l’amour de l’autre.

Le driver principal d’une personne est quasiment constamment présent, en trame de fond. Il devient vraiment évident et repérable dans le comportement de la personne lorsque celle-ci est soumise à un stress plus ou moins grand.

A ce moment là, chaque personne est secrètement « contrôlée » par un (ou deux) driver privilégié. On dit alors de cette personne qu’elle est passée en pilote automatique : elle rejoue un mini-scénario qui dans l’enfance, était considéré comme la meilleure posture à avoir pour être « OK ».

Taibi Kalher – inventeur par ailleurs de la Process Communication, en a identifié 5 :
(ce sont les 5 drivers utilisés en analyse transactionnelle)

Sois Parfait (= ne laisse rien au hasard) = je serais OK si je suis parfait. Musique entendue dans l’environnement :  « tu peux mieux faire », « c’est pas mal mais j’attendais mieux de toi », « 18/20 ? mais où sont les deux points manquants ? »

Fais Plaisir (= satisfait toujours les autres) = je serai OK si je reste attentif aux besoins de ceux qui m’entourent. Musique entendue dans l’environnement : « fais plaisir à ta mère », « tu me fais de la peine », « ne sois pas égoïste », « sois gentil, je suis fatigué » etc.

Fais des Efforts (= montre que tu essaies, cela permet d’éviter la critique). Musique entendue dans l’environnement : « donne-toi un peu de mal », « fais au moins les deux premiers exercices sur les 10 », « à vaincre sans effort on triomphe sans gloire », « Allez, encore un tout petit peu… » etc.

Sois Fort (= ne montre pas tes émotions, n’aies pas de besoins, ni d’attentes vis à vis des autres). Musique entendue dans l’environnement : « il faut être courageux », « un grand garçon ne pleure pas », « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », « ce sont les lavettes qui n’ose pas ! », etc.

Dépêche-toi (= presse-toi en permanence). Musique entendue dans l’environnement : « allez allez !! plus vite que ça ! », « arrête de traîner », « tu es trop lent », « on se bouge là ! », « tu n’as toujours pas fini ? » etc.

Meyer Ifrah, un français, a ajouté un autre driver (le sixième) : Sois Conforme (= ne te fais pas remarquer). Musique entendue dans l’environnement : « reste sage », « fais comme tes petits camarades », « arrête de faire ton intéressant » etc.

Au delà de ce que les parents ont pu dire, au delà de toutes les directives verbalisées directement à l’enfant, celui-ci a ses propres perceptions intuitives, déjà inscrites dans ses toutes premières expériences archaïques.

Exemple avec le driver « dépêche-toi » : Quelqu’un qui aurait entendu pendant toute son enfance « allez allez !! plus vite que ça ! », ou « arrête de traîner », est peut-être naturellement bien plus à l’aise avec le fait de prendre son temps et d’aller doucement. Pourquoi lui aurait-on rabâché ces paroles si au naturel, cet enfant est « un rapide »?

Il existe donc plusieurs cas de figure :

1. Si cet enfant a fini par acheter le driver « dépêche-toi », plus tard, on le verra peut-être s’activer excessivement, et exécuter des gestes rapides et efficaces.
2. Si cet enfant ne s’est pas reconnu dans ce driver là, ou qu’il lui est trop difficile de se dépêcher, il aura beau avoir reçu une grande quantité de messages de type « dépêche-toi », il n’aura PAS introjecté le driver en question.

Il est donc important de bien garder en tête que quoique l’adulte ait pu dire à l’enfant, celui-ci a déjà commencé à constituer sa propre personnalité dès les premiers mois de sa vie, en s’appuyant sur toutes ses nombreuses perceptions. On peut alors dire qu’il existe deux familles de drivers :
– une qui vient de l’INTERIEUR (ce que je me dis à moi-même en fonction de ce que j’ai pu ressentir, vivre et percevoir)
– puis une qui vient de l’EXTERIEUR (ce que me disent mes parents, mon entourage.)

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