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Ennéagramme 2017-11-21T17:38:12+00:00

L’Ennéagramme

Qu’est-ce que l’Ennéagramme ?

qu'est ce que l'enneagramme

L’Ennéagramme est avant tout un diagramme. Le mot ENNÉAGRAMME vient du grec : Ennea signifiant 9 et gramma signifiant dessin, ou figure. D’où Ennéagramme : une figure à neuf points.

Son origine est incertaine, certains la faisant remonter à Pythagore, d’autres disant qu’il aurait été inventé de toute pièce au début du XXème siècle.

Le cercle, symbole d’unité, est utilisé pour représenter le monde dans son ensemble, en d’autres termes, la réalité. Les 9 points servent à illustrer graphiquement l’idée qu’il existe différentes manières possibles de voir le monde et d’interagir avec lui. Ainsi, chaque point symbolise une disposition innée à développer une vision du monde particulière, ainsi qu’une stratégie d’adaptation qui découle de cette vision du monde, qui se développe très tôt dans l’enfance et qui va influencer nos pensées, nos émotions et nos comportements.

Ce Diagramme sert donc de support à un système d’étude de la personnalité qui décrit les automatismes que les êtres humains mettent en place dès la prime enfance pour appréhender le monde, se relier aux autres et trouver leur place.

L’Ennéagramme décrit 9 stratégies d’adaptation au monde

Dès notre petite enfance, en raison de notre perception subjective, nous avons développé une vision du monde qui s’articule autour de croyances inconscientes à propos du fonctionnement du monde :

  • 1. Les « mauvais comportements » sont sévèrement sanctionnés. Commettre une erreur est inacceptable.
  • 2. Pour recevoir de l’amour, il faut donner d’abord. Pour être aimé, il faut se rendre indispensable aux autres et tout leur donner.
  • 3. Le monde récompense les meilleurs ; ceux qui obtiennent des résultats. Ce qui compte dans la vie c’est ce que l’on réalise. Je suis ce que je fais.
  • 4. Le monde manque de beauté et de magie. Personne n’arrive à être authentique. Il faut définir et incarner pleinement qui l’on est.
  • 5. Le monde exige trop de moi. Les gens sont une source d’envahissement. Il me faut préserver mes ressources.
  • 6. Le monde est dangereux et menaçant. On ne peut pas faire confiance dans la vie. Il faut rechercher la sécurité, la fiabilité, quitte à remettre en cause l’ordre établi.
  • 7. Le monde est pénurie, il est limitant et frustrant. Il faut s’échapper des contraintes pour ne pas souffrir et toujours se garder une source de plaisir accessible.
  • 8. C’est un monde dur et injuste dans lequel les forts profitent des innocents et s’imposent aux autres. Il faut faire partie des « forts ».
  • 9. Ce que je suis dérange. Il faut se fondre dans la masse. Il ne faut rien bouger sous peine de soulever des problèmes supplémentaires.

En découle pour chacun, un besoin de se sentir d’une certaine façon,
un désir de se sentir à sa place dans le monde, qui va devenir une sorte de « quête » de vie :

  • 1. Besoin de me sentir « parfait » et « intègre »
  • 2. Besoin de me sentir « connecté » et « proche » des autres
  • 3. Besoin de me sentir « exceptionnel » et dans la réussite
  • 4. Besoin de me sentir « unique » et « authentique »
  • 5. Besoin de me sentir « détaché » et « autonome »
  • 6. Besoin de me sentir « en sécurité » et « entouré »
  • 7. Besoin de me sentir « stimulé » et dans le plaisir
  • 8. Besoin de me sentir « fort » et « résistant »
  • 9. Besoin de me sentir « tranquille » et « en paix »

Quand on parle de Base Ennéagramme, on donc parle de stratégie « d’adaptation » au monde, car les besoins dont il est question ci-dessus, influent sur la façon dont nous commençons à penser le monde.

Petit à petit, nous commençons à distordre le réel et nos représentations à propos de lui pour garantir que nous sommes en adéquation avec notre besoin fondamental : nous créons alors notre propre « réalité » sur les choses. En conséquence, nous commençons à agir d’une certaine façon également.
Dans la poursuite inconsciente de cette « quête » qui est la nôtre, nous allons éviter à tout prix certaines situations (on nommera cela une « compulsion »):

Base Peur de Base Besoin de Base Evitement
1 Peur d’être mauvais, corrompu, immoral Etre aligné avec « le Bon », le « Sacré, » pour être vertueux, être Intègre Eviter à tout prix de faire une erreur, perdre mon self-control, de céder à mes pulsions et à mes émotions
2 Peur d’être indigne d’amour Ressentir de l’amour, ne faire qu’un avec l’amour, être une source d’amour pour le monde Eviter à tout prix de reconnaître mes besoins et mes frustrations
3 Peur d’être sans valeur Se sentir utile et intéressant Eviter à tout prix les échecs
4 Peur de ne pas exister (d’être sans identité) Trouver son vrai « soi-même » et oser l’incarner Eviter à tout prix le manque d’intensité, et le « banal » de la vie
5 Peur d’être sans ressources S’isoler et être autonome en essayant de comprendre la réalité Eviter à tout prix d’être sans connaissances, éviter à tout prix l’envahissement par le monde extérieur
6 Peur d’être banni, sans soutien, d’être incapable de survivre seul Trouver un espace de certitude et de sécurité, une orientation fiable Eviter à tout prix de se montrer déviant des normes, de décider sans références fiables
7 Peur de manquer, d’être limité et frustré Etre durablement joyeux et libre comme l’air Eviter à tout prix les limitations et les frustrations
8 Peur d’être contrôlé et dominé par autrui Etre et se sentir fort, vivant et résistant Eviter à tout prix de montrer sa faiblesse, sa vulnérabilité, notamment ses besoins émotionnels
9 Peur d’être perdu et séparé Vivre le calme et la stabilité interne («paix et tranquillité») Eviter à tout prix d’avoir à s’affirmer (faire des choix, donner son opinion), éviter les conflits

9 « moyens de transport » métaphoriques

Si l’on se souvient que notre Base Ennéagramme est avant-tout une stratégie d’adaptation au monde, on peut métaphoriquement la représenter comme un « moyen de transport » privilégié que nous utilisons pour « avancer » dans la vie.

Enneagramme 9 strategies d'adaptation au monde

L’Ennéagramme présente donc 9 styles de personnalité, 9 automatismes, ayant leurs atouts et leurs limites.

Chaque style comporte son propre filtre d’attention et ses croyances, relatifs à ce que nous pensons être nécessaire à notre survie et notre satisfaction personnelle.

Il décrit 9 visions du monde, 9 cartes de la réalité, que chacun d’entre nous possède, tout en choisissant inconsciemment d’en privilégier une seule. Ces cartes filtrant la réalité, nous les utilisons comme des fenêtres à partir desquelles nous observons et nous interagissons avec le monde.

Chacun des neuf profils identifiés (aussi appelés « bases », « types », « mécanismes »…) a ses dons, ses qualités, ses limitations, ses façons de penser et d’agir. Chaque profil privilégie certaines informations et en laisse d’autres de côté, le tout d’une manière inconsciente, en se limitant à une seule version de la réalité, comme si nous étions bornés par des œillères.

A quoi sert l’Ennéagramme ?

Notre Base dominante structure notre personnalité et est donc fort utile à notre développement. En revanche, cette personnalité – ou égo – peut également, à un certain stade, par trop d’automatismes répétés, trop de conditionnements, trop de filtres de perception, devenir une entrave à notre développement personnel.

Les Questions Clés sont donc :
« Qu’est ce qui est excessif dans mon fonctionnement » et donc… « En quoi suis-je limité » ?

L’Ennéagramme nous propose de partir à la découverte de notre potentiel inexploité, et nous aide à comprendre pourquoi notre attention se dirige automatiquement dans une certaine direction et pourquoi nous sommes plus réactifs ou plus attentifs à certains événements ou informations qu’à d’autres.

Ce qui est intéressant dans ce système, c’est qu’il nous renseigne non pas sur ce que nous faisons mais sur le « POURQUOI » nous le faisons. L’idée sous-jacente étant qu’en prenant conscience des motivations qui nous animent, nous nous ouvrons à plus de choix, donc à plus de liberté.

L’étude de l’ennéagramme nous offre donc une sorte de carte routière des mécanismes inconscients qui sont à l’oeuvre chez un individu donné. En offrant de nombreux repères, c’est un outil de compréhension de soi-même et des autres qui permet de mieux connaître les habitudes et les excès qui nous enferment et nous limitent afin de pouvoir en toute conscience, s’en dégager progressivement pour acquérir plus de liberté personnelle et évoluer vers un mieux-être.

Dans le rapport aux autres, c’est un allié précieux qui permet d’aider à vraiment comprendre autrui et sa façon de fonctionner. Véritable outil pratique pour développer l’acceptation de l’autre dans sa différence, connaître suffisamment les profils de personnalité proposés par l’ennéagramme donne des clés pour que les relations soient plus saines, plus profondes, plus vraies et moins conflictuelles.

Lorsqu’on utilise ce symbole pour l’étude psychologique d’une personne, on s’intéressera donc à connaître quel est le profil dominant de cette personne : quelle est sa « Base Ennéagramme ».

Une fois que cette base a été trouvée, on obtiendra alors non pas les comportements de cette personne mais une description de ce pourquoi elle fait les choses, un éclairage sur ses motivations profondes qui guident ses choix, ses pensées, ses actions…

Chacune des neufs Bases a été numérotée (de 1 à 9 donc). Tout simplement parce qu’un libellé serait trop réducteur à une seule facette de la personnalité (ex, pour la base 4 parfois appelée : Le Romantique, L’Artiste, Le Mélancolique, Le Dramatique, L’individualiste… etc).

Nous avons vu que l’Ennéagramme peut être considéré comme une carte des cartes du monde.
Il met donc en lumière ces limites inconscientes qui vont générer des peurs irrationnelles enfouies et une « compulsion » , une volonté farouche d’éviter à tout prix ce dont on a peur. Cette compulsion va structurer toute la personnalité, tout le rapport aux autres : la manière de se comporter, la manière de communiquer, les attentes, les sources de motivation…

L’utilisation principale de l’Ennéagramme se situe donc autour des axes suivants :

  • Prendre conscience que j’ai tendance à m’identifier à (me confondre avec) mon véhicule ;
  • Comprendre et accepter qu’il existe d’autres véhicules plus adaptés dans certaines situations ;
  • Comprendre pourquoi autrui est en train de se conduire de cette façon, étant donné son véhicule ;
  • Distinguer autrui du véhicule qu’il est en train de conduire.