Qu’est-ce que la psychothérapie Humaniste-Existentielle Approche PEARL

Notre approche de la psychothérapie suppose que c’est le « désir d’être » de la personne qui s’est trouvé lésé au cours de son existence et qui se manifeste au travers de ses symptômes névrotiques.

L’objectif de la psychothérapie dans l’Approche Pearl n’est donc pas la guérison du patient par l’élimination des symptômes, mais la libération par l’intégration des raisons.

Qu’est-ce que la psychothérapie dans l’Approche PEARL ?

Elle n’est pas un processus de guérison d’une maladie. Ce n’est pas non plus un espace où l’on viendrait recevoir les conseils d’un expert. Elle ne consiste pas à montrer au patient les erreurs qu’il commet. La psychothérapie n’est pas une discussion entre copains. Elle ne consiste pas non plus en telle ou telle guidance ésotérique. Ce n’est pas une nouvelle religion !

Cela surprend beaucoup de gens, mais la psychothérapie n’est pas avant tout à propos de l’enfance. . . Elle ne cible pas particulièrement ce qui a blessé ou traumatisé une personne. . . ou les symptômes qui se développent dans son corps. . . ou les habitudes destructrices qu’elle a acquises. . . ou  les attitudes négatives qu’elle a adopté. . . .

La psychothérapie s’intéresse en fait beaucoup moins aux pensées qu’à la façon de penser. Elle attire l’attention sur les représentations et croyances inconscientes qui orientent la façon de penser du sujet. Elle fait une distinction entre ce que pense une personne et la manière dont elle crée cette pensée. Elle est moins préoccupée par la recherche de causes visant à expliquer des comportements ou des émotions que par la reconnaissance d’une raison d’être des symptômes, qui est invariablement un appel à réaliser certaines valeurs.

Elle se préoccupe de la façon dont une personne vit avec ses émotions. Elle met en lumière les manières dont la personne se relie aux personnes qui l’intéressent. La psychothérapie est à propos de ce qu’une personne veut faire de sa vie et de la manière dont elle se savonne involontairement la planche.

Il s’agit pour une personne d’être aidée à voir que le changement qu’elle recherche est déjà latent en elle. Venir en thérapie, c’est venir reconnaître et apprécier l’étincelle de quelque chose qui est depuis toujours présent en nous. La psychothérapie a pour vocation de permettre à une personne de choisir, en conscience, comment vivre chaque instant « dans le bon sens », indépendamment de son histoire de vie.

La Psychothérapie est un voyage

La psychothérapie est l’accompagnement d’une personne en souffrance ou d’une personne en quête d’une vie plus en accord avec ses besoins, ses désirs et ses aspirations profondes.

C’est un processus au cours duquel une personne se « cherche » en se « disant » à une autre personne.Psychotherapie_Psychopraticien_voyage.jpg

Ainsi, le psychopraticien questionne son interlocuteur, non pas seulement dans le but de comprendre celui-ci, mais aussi et surtout dans le but de lui permettre de « se comprendre », c’est à dire de percevoir ses processus de pensée.

Se faisant, la psychothérapie permet à une personne de faire une rencontre authentique avec elle-même et avec les autres, d’intégrer dans un tout cohérent les divers aspects de son existence.

Le déclencheur, ce qui motive la venue en thérapie est parfois une montée d’angoisse associée à la souffrance. Cette souffrance est occasionnée par la rencontre de l’être humain avec certaines situations de confrontation inévitables avec des données existentielles fondamentales telles que la solitude, la quête de sens, la finitude, l’imperfection et la responsabilité, ou circonstancielles, c’est-à-dire physiques, sociales, éducatives, économiques.

La thérapie telle que nous la concevons passe par la confrontation de la conscience de nos blessures et angoisses passées et présentes, pour mesurer qu’aujourd’hui, si nous n’avons pas été responsables des blessures infligées, nous sommes responsables de ce que nous en faisons et pouvons être auteurs et créateurs d’un nouveau chemin de vie avec toute la conscience de nos limitations actuelles (parfois aussi liées aux conséquences de notre passé) et donner un sens à une nouvelle existence.

Au cours du travail, peuvent surgir ou resurgir des histoires familiales ou des expériences personnelles désagréables. Le travail pour le patient consiste à les accueillir progressivement et à les mettre en sens en leur donnant une juste place, comme faisant partie d’un tout cohérent et constituant son unicité. Ainsi, contrairement à l’idée reçue, une psychothérapie ne vise pas à éliminer les symptômes, mais à aider la personne à réhabiliter une « part de soi » négligée et à aller vers son intégrité (que nous nommerons individuation ou actualisation).

En synthèse donc, tout travail de développement personnel ou d’accompagnement thérapeutique a pour objet :

  • d’une part la Connaissance de Soi : qui consiste à comprendre son « histoire intérieure », c’est à dire la mise en conscience d’éléments restés jusque là inconscients (empreintes de l’éducation et des expériences marquantes de la vie, habitudes comportementales et émotionnelles…) ;
  • d’autre part le Travail sur Soi : qui consiste à se réapproprier notre liberté fondamentale : celle de fixer le Sens (la direction ET la signification) que nous souhaitons donner à notre existence. Le choix de porter un regard nouveau sur notre vie dans l’ici et le maintenant (contrôle intérieur par la distanciation), et la capacité de s’auto-actualiser à chaque instant (croissance intérieure par la transcendance/résilience).

Le rôle du Psychopraticien

formation_psychopraticien_psychotherapieL’idée de la psychothérapie telle que nous la concevons est que c’est la relation qui « soigne ».

Le psychopraticien qui a compris son métier, sait qu’il ne sait pas, ce qui est déterminant pour régler le problème de son patient. Il a en revanche la conviction que le plus important va être de contribuer à créer un contexte favorable permettant au patient de cheminer pour mieux expliciter, mieux explorer et enfin dissoudre (et non pas résoudre) les problèmes qu’il est venu régler et reprendre le cours de son individuation.

Pour que ceci soit rendu possible, il est indispensable que le thérapeute puisse aider le patient à faire évoluer sa représentation à propos du monde, se ses problèmes, de sa part de responsabilité etc. A l’Approche PEARL nous avons repris les vocables de « questionnement naïf » et de « recadrages » qui visent à proposer plusieurs systèmes de points de vue et donc d’interprétations possibles afin de lui permettre d’enrichir ses représentations à propos du monde, de ses relations, de son psychisme, ou de son histoire de vie afin de lui permettre de saisir de nouvelles opportunités d’existence.

Dans notre vision de la psychothérapie, le psychopraticien n’est ni l’expert, ni le copain, ni un non-humain, il est une personne « vraie ». Cela veut dire que quand nous décelons une contradiction dans le discours d’un patient, ou même un doute dans sa sincérité, il est possible de parler de cette différence, de la reconnaître, de la questionner ou de la noter sans jugement, non sous la forme de « ça, c’est bon et ça, ce n’est pas bon », mais simplement « ça, c’est réel ». Le thérapeute, avant tout, confirme le patient dans son droit à être comme il est.

Au delà des compétences technique, le psychopraticien doit être capable :

  • de présence (le psychopraticien est réceptif, présent avec cette personne, dans ce moment-là, il est attentif, à l’écoute de ce qu’elle dit, à l’écoute de ce qu’il pense.
  • d’empathie, (il est en résonance avec les sentiments qu’elle exprime)
  • d’authenticité (le thérapeute doit se sentir libre d’être lui-même, tout en manifestant une distance professionnelle, il peut être amené à partager son ressenti à propos de ce que suscite le patient en lui, dans l’unique but de permettre au patient de développer une plus grande conscience de lui-même)
  • d’humilité relationnelle (nous reconnaissons que nous n’avons pas toujours une considération positive inconditionnelle de notre patient, mais nous tentons de faire abstraction de notre jugement)
  • d‘autorité (nous devons accepter que nous ne sommes pas dans une relation symétrique. Autorité veut dire que c’est le thérapeute qui a en charge la thérapie et son cadre, il en a la responsabilité)
  • de respect et de considération positive (chaque être humain a une valeur substantielle égale aux autres)
  • de loyauté (capacité à s’engager et à tenir son engagement, mais aussi à reconnaître ses limites de compétences)

Reconnaissance de l’unicité de chacun.

Avant l’apprentissage d’outils, techniques et méthodes diverses, nous valorisons la connaissance et la reconnaissance de soi, fruit d’un travail d’introspection individuel. Ne pas rejeter ce qui est, mais l’intégrer : faire de sa blessure une Perle, probablement un des plus beaux exemples naturels de sublimation.

L’Approche Pearl encourage la capacité de la personne à composer avec tout ce qui l’entoure dans sa vie pour donner le meilleur d’elle même.

Dans son acceptation la plus répandue, le développement personnel, qui est l’objet de tout travail d’accompagnement, renvoie à la connaissance de soi, à l’accomplissement personnel, à l’amélioration de ses relations avec les autres…

Ainsi, comme le définit la revue Sciences humaines, « les techniques de développement personnel visent à la transformation de soi : soit pour se défaire de certains aspects pathologiques (phobie, anxiété, déprime, timidité), soit pour améliorer ses performances (mieux communiquer, gérer son temps, s’affirmer). »

La plupart des formations proposées sur le marché en psychothérapie, en coaching de vie ou en thérapie brève vous invitent à « supprimer » les symptômes, ou à les « gérer », mais beaucoup plus rarement à les intégrer. L’Approche Pearl repose sur le principe simple de l’existence, derrière chaque difficulté, chaque limite, d’un avantage inconscient, d’un « bénéfice secondaire », « d’une valeur qui demande à se manifester de façon plus écologique », à un certain niveau de la personnalité. Or, le développement de la personne suppose l’alignement de chacun des 4 centres (Mental, Emotionnel, Instinctif et Intuitif).

Notre approche vise à sublimer les blessures et difficultés, pour aligner ces 4 centres, en prenant conscience et en capitalisant sur le cadeau qui se cache derrière, plutôt qu’en se concentrant sur les aspects négatifs.

Prenons un exemple : « J’aimerais bien exploiter mon talent artistique, mais on ne peut pas vivre d’une passion ».

→ Une approche classique de thérapie brève ou de coaching de vie (PNL ou autre) m’aidera à identifier et à renforcer ma motivation, à me persuader que je devrais et que je peux changer de point de vue.

L’Approche Pearl invitera l’individu à se poser la question du bénéfice associé à la limite énoncée par la personne. Ici, par exemple, peut-être que l’individu a été élevé dans une famille valorisant le travail « Intellectuel », et le fait de ne pas s’autoriser à vivre d’une activité « Créative » est un moyen de montrer sa loyauté envers sa famille et sa culture. Ayant réalisé cette prise de conscience, la personne peut alors choisir d’autres façons de vivre sa loyauté (donc conserver et exploiter le bénéfice), tout en s’autorisant à réaliser ses propres choix.

La principale spécificité de l’Approche Pearl en ce qui concerne l’accompagnement de la personne est de considérer chaque cas comme étant unique, de bannir les recettes « toutes faites » d’une part, et d’autre part de voir chaque difficulté non comme une comme un blocage, mais comme une porte ouverte sur son Soi en devenir. Alors que le conseiller (ou consultant) analyse la situation propose des solutions aux problèmes rencontrés, le coach et le thérapeute accompagnent par le questionnement le patient/client dans une démarche de remise en cause et de (re)découverte de soi qui l’aidera à trouver les solutions adéquates et à prendre les décisions lui-même.

Un accompagnant psychothérapie n’est pas un expert dans un domaine technique (ce serait même contre-productif car il risquerait de sortir de son rôle et donc de commencer à conseiller) contrairement au consultant qui apporte des conseils sur la base de son expérience technique. Les « seuls » domaines d’expertise de l’accompagnant en relation d’aide doivent être ceux de la nature humaine, des relations humaines, et de la maïeutique (l’art de faire accoucher les personnes de leurs propres solutions en leur posant les bonnes questions).

Soucieux d’appliquer ce que nous transmettons, nous offrons un suivi pour chacun : tout stagiaire sera accompagné par un formateur de façon individuelle dans son processus d’intégration des outils enseignés, et dans la mise en pratique de ceux-ci en dehors des stages de formation.

 

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