Psychothérapie existentielle-humaniste 2017-11-09T13:25:46+00:00

La psychothérapie existentielle-humaniste de l’Approche PEARL

La pratique de la psychothérapie dans l’Approche PEARL est existentielle : on y raisonne en termes d’« éprouvé » plus qu’en termes « d’expliqué »

L’Approche PEARL identifie comme principes majeurs de la psychothérapie existentielle-humaniste :

  • La recherche de lucidité sur la condition humaine, y compris les défis, les potentiels et les limites inhérentes.
  • La reconnaissance de l’importance des aspects individuels, relationnels et culturels comme ciment du sentiment d’identité et d’estime de soi.
  • L’acceptation du caractère paradoxal de l’être humain pris entre le besoin d’appartenance à la société (dimension psychique) et le besoin de manifester sa singularité (dimension spirituelle).
  • Le fait que les données existentielles (la condition humaine), bien que communes à tous, sont définies, comprises et expérimentées par chacun de façon spécifique. Ces données existentielles sont :
    • la mort et le rapport à la finitude ;
    • la liberté et le rapport à la responsabilité et à la culpabilité ;
    • l’isolement et la recherche de connexion ;
    • les valeurs/le sens et ses modes de réalisation.
Formation à la psychothérapie humaniste et intégrative

Ces données de l’existence sont parfois considérées comme des défis posés à chacun d’entre nous, parfois comme des problèmes universels que toutes les personnes connaissent. La réponse que chacun donne à ces défis ou problèmes est influencée par des aspects personnels (histoire de vie) et culturels (croyances et valeurs).

La pratique de la psychothérapie dans l’Approche PEARL est humaniste : il n’existe pas un unique moyen qui serait adéquat pour répondre aux enjeux de l’existence; il appartient à chacun de déterminer ses propres choix et points de vue.

La psychologie existentielle-humaniste dans l’Approche PEARL reconnaît que ce que Rollo May a qualifié de « force daïmonique», ce que Carl Rogers et Abraham Maslow ont nommé « tendance auto-actualisante », ce que Jung a nommé individuation et ce que Frankl a baptisé « noodynamique » sont des concepts qui reconnaissent l’existence d’une force spécifique à l’être humain qui le pousse à suivre son désir de mise en harmonie du sens de sa vie (monde intérieur) avec le sens de la vie (monde extérieur).

En ce sens, la psychologie existentielle-humaniste postule que les principaux troubles psychologiques sont la conséquence d’une perte de connexion à cette dimension purement humaine.

La psychologie existentielle-humaniste, en particulier en ce qui concerne la psychothérapie, est une approche relationnelle. Cependant, ce que l’on entend par relations peut grandement varier. Du point de vue existentiel-humaniste, le relationnel est manifesté par la valorisation de l’individu et de son potentiel et par l’acceptation de son agencement personnel dans l’instant de la relation. Nous utilisons le mot « empathie » pour désigner cet état d’Etre avec l’autre.

Sources de la formation en psychothérapie Approche Pearl : Yalom, Frankl, Rogers, Fromm, Maslow, May, Bugental...

La psychothérapie existentielle-humaniste enseignée par l’Approche PEARL valorise l’expansion de la conscience. Bien qu’il y ait également un aspect du travail qui touche à l’inconscient ou, comme on l’entend parfois, au « subconscient » ; dans la pensée existentielle-humaniste il existe une valorisation générale de l’effort que consacre un individu à être « consciemment-conscient » de lui-même et des influences qui s’exercent sur lui.

L’objectif de la thérapie existentielle-humaniste est d’aider les gens à contacter un sentiment de valeur personnelle, à donner une signification à leur existence, et à définir le but de leur vie.

Le but de la psychothérapie n’est pas de« guérir » les patients au sens conventionnel, mais de les aider à prendre conscience de la manière dont ils se limitent, à regagner en lucidité et donc en liberté de choix, et ainsi à sortir du rôle inconscient de la victime.

Pour y parvenir, il est indispensable que le praticien en psychothérapie existentielle-humaniste soit véritablement « présent ». Etre en présence, c’est être authentique, c’est à dire sans égo, pendant le temps de la séance. Le thérapeute a besoin d’entrer dans chaque séance en restant ouvert et attentif à découvrir ce que cette relation exigera de lui, à ce moment précis de l’existence de cette personne particulière. La présence thérapeutique est définie comme le fait d’amener tout son Etre à la relation avec le patient et d’être pleinement dans l’instant présent avec et pour lui, en laissant de côté d’éventuels objectifs pour soi-même.