Ennéagramme Base 4 : Quête d’authenticité

La Base 4 en quatre concepts clés :
Expressif, Empathique, Sensible et Imprévisible.

Intensité émotionnelle

Les individus de Base ennéagramme 4 conçoivent la notion d’identité comme étant en rapport étroit avec leur univers émotionnel intense. En somme, le fait de s’identifier à leurs émotions leur permet de se sentir connectés profondément à eux-mêmes, de se sentir vivants. Cette relation à eux-même est si exclusive, qu’elle peut les mener à penser qu’ils sont fondamentalement différents des autres. Ce ressenti profond d’être «Différent de» ou «Autre que» imprègne le Moi des personnes en base 4, et les pousse à incarner une attitude et une posture qui soit le reflet parfait de leur être authentique, c’est à dire, de leur ressenti de l’instant.

Les Bases 4 ne se satisfont pas – et d’ailleurs elles ne le peuvent pas – de vivre le rôle qui leur est assigné par la société ou par leurs familles, elles cherchent au contraire consciemment à exprimer avec le plus de justesse possible l’expression de leur Moi authentique.

De tous profils proposés par l’ennéagramme, les 4 sont les plus parfaitement conscients du fait que la personnalité est le fruit d’une conception, quelque chose qui a été créé et qui peut donc être re-créé. C’est à ce titre qu’il est juste de reconnaître que les personnes en Base 4 sont des « artistes », pas forcément des artistes au sens classique du terme, mais par leur capacité à ressentir intuitivement que leur identité est, à certains égards, le fruit de leur propre créativité.

Originalité

Souvent, les personnes de Base 4 dénotent par leur style et par leur apparence singulière. Ce style sera, par exemple, une élégance décontractée (« shabby chic » peut-être), ou au contraire très non-conventionnel ou provoquant (émo, grunge, gothique, punk..), mais quel que soit le look choisi, il aura tendance à être teinté de la griffe propre à l’individu et sera l’expression de son sens du Moi interne du moment. Ceci peut s’appliquer au style vestimentaire, mais aussi aux choix de carrières, à la façon de meubler leur intérieur, à leurs lectures et à leurs goûts musicaux.

Il y a une comme un paradoxe derrière tout cet effort. Les personnes qui font du 4 recherchent l’authenticité à travers une expression d’elles-mêmes de ce qui est leur  « Vérité », mais l’image qu’elles dépeignent est, de par nature, illusoire et changeante, et ne suffit pas forcément à transmettre la profondeur et la complexité du Moi. Ces témoignages extérieurs et ces apparences, aussi proches de la réalité soient elles, ne reflètent jamais parfaitement la réalité du vécu intérieur de la personne, ce qui peut être très frustrant, car il manque toujours quelque chose pour que cela puisse sonner « Juste ».

Ce sentiment de perpétuel « manque » contribue à faire grandir chez les gens qui font du 4 un sentiment d’inadéquation face à leur incapacité à vivre suivant les standards de la société, mais aussi de honte face à leur échec permanent dans cette recherche d’expression pure et authentique d’eux-mêmes.

Honte et culpabilité

Certaines personnes qui font du 4 vont compenser leur sentiment profond d’infériorité par un complexe tout aussi fort de supériorité. Elles ont alors tendance à éprouver un sentiment de dédain pour tout ce qui est ordinaire, et peuvent tenir des propos hautains sur le coté « commun », « trivial » voire « vulgaire » du genre de vie dont la plupart des gens semblent se contenter. Elles peuvent alors penser que leur statut de personne « en dehors du système », leur sens du style et leur sens aigu de la conscience de soi, leur confère le monopole de l’authenticité et de la «classe». Il y a donc dans cette base 4 un conflit interne entre une partie d’elle même qui a le sentiment d’être un membre de la «vraie aristocratie» et une autre partie qui vit avec un profond sentiment de honte d’être en marge, alimenté par la croyance d’être en quelque sorte profondément viciée ou déficiente. Afin de vivre le moins possible cette sensation de « déficience », on constate chez ces bases 4 une forme de fierté d’être en marge, permettant de ne pas ressentir la « coupure » d’avec les autres comme étant trop douloureuse.

Le paysage intérieur des 4 est donc complexe, et leur questionnement permanent autour du thème de l’identité authentique, source de multiples frustrations. Tout ce tumulte psychique entraîne une grande fatigue de l’esprit, ce qui, combiné à leur forte sensibilité émotionnelle, donne naissance à une caractéristique marquée de la base 4 : la nécessité chronique de couper (en fantasme ou en réalité) les liens aux autres et de se retirer du monde. Se retirer est l’occasion pour eux de s’immerger dans leurs propres paysages mentaux où ils sont libres de cultiver et d’analyser leurs émotions et sentiments. Dans le domaine des fantasmes, leur créativité n’est pas limitée par des considérations insipides qui sont le fléau de la vie quotidienne, et leur vie intérieure peut ainsi devenir plus authentique que la mascarade à laquelle ils sont contraints dans le monde extérieur.

Inégalités d’humeur

Les personnes qui font du 4 ont un centre émotionnel exacerbé, et sont sans doute ceux qui, de tous les mécanismes ennéagramme, ont la palette d’états émotionnels la plus étendue. Bien que les individus en base 4 ne soient pas aveugles aux «faits» et à la prétendue «réalité objective» des choses, ils ont tendance à interpréter la réalité dans une large mesure à travers le prisme de son contenu symbolique et de la résonance émotionnelle qu’elle suscite en eux. Ils sont donc émotionnellement à l’écoute du sens, et cette attention au sens des choses donne parfois aux 4 l’accès à une certaine dimension de la réalité qui échappe aux autres.

Une telle perspicacité pourrait trouver son expression dans les Arts (peinture, littérature, musique, etc.) mais cela peut se manifester assez simplement au travers du choix d’un mode de vie singulier qui est le reflet de leur vision personnelle du sens de la vie. S’il s’agit d’individus perturbés cependant, leur sensibilité émotionnelle, qui est généralement accompagnée d’une nature introspective, peut entraîner des crises d’égocentrisme particulièrement hystériques ou des descentes dans la mélancolie ou le désespoir.

Les personnes qui font du 4 ont tendance à habiter leurs états émotionnels, ce qui les rend souvent d’humeur changeante, voire cyclothymique. Cette émotivité alimente les questions relatives à l’identité qui sont au cœur du mécanisme ennéagramme 4. Durant leur phases d’introspection, à la recherche de qui ils « sont vraiment à l’instant T», ils sont confrontés à une tectonique d’états émotionnels en constante évolution mus par une énergie émanant d’une source qui semble avoir une profondeur infinie. Il semble n’y avoir aucune île où se poser au milieu de cet océan émotionnel, pas de centre auquel s’accrocher dans cet espace infini, pas d’accès à cette source. La sensation d’avoir été coupé de cette source très pure des origines se fait alors de plus en plus intense, et devant la sensation que le «vrai moi» ne peut être re-trouvé, la sensation de manque grandit, accompagnée d’une envie très forte d’incarner dans le monde une persona à part, un masque remarquable, dans le but d’y retrouver une connexion au Sens.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre la notion de nostalgie souvent associée à la base 4 : il s’agit moins souvent d’une croyance du type « hier c’était mieux », que d’un « j’ai été jadis connecté à moi même, en harmonie avec le sens de la vie ». Que ce « jadis » corresponde à un instant de grâce qui a duré quelques instants seulement ; à ce paradis perdu de la vie intra-utérine ; ou encore à quelque chose de plus spirituel du type « avant mon incarnation, lorsque je ne faisais qu’un avec le grand Tout ».

Certains individus de Base 4 expriment leurs états émotionnels internes dans le monde extérieur au travers de scènes ou de témoignages teintés d’une grande intensité dramatique, tandis que d’autres sont plus susceptibles de se retirer, seuls, pour goûter l’intensité de ce qu’eux-seuls, pensent-ils, sont en mesure de comprendre. Ceux qui partagent la vie des 4 ne sont souvent pas conscients de l’existence chez ces individus d’une chaîne interne de connexions qui mène à leur état émotionnel du moment, ce qui fait qu’ils peuvent avoir l’impression de vivre avec une personne tout à fait imprévisible, voire incompréhensible.

Scénario abandonnique

Les personnes qui font du 4 sont souvent à la recherche du partenaire parfait, ami ou amant, quelqu’un de solide, capable de les sauver de leur noyade intérieure, et en même temps, elles ont des attentes élevées vis à vis de leurs relations intimes, en matière d’écoute, d’empathie, de sensibilité et de douceur. Une telle alchimie de qualités étant difficile à trouver chez l’autre, elles ont tendance à se sentir incomprises d’une part, et souffrent d’un sentiment de honte et de frustration face à leur incapacité à se faire comprendre d’autre part, puisqu’elles interprètent cette incapacité comme étant un manque d’authenticité.

La contrainte interne qui s’exerce ici pourrait se résumer ainsi : « Je dois être moi-même pour que l’autre m’aime avec intensité, mais j’en suis incapable, et même si j’en étais capable, il n’arriverait pas à me comprendre car je suis trop différent ». On distingue entre les lignes l’existence d’un scénario abandonnique souvent très fort chez les personnes en base 4, même s’il peut demeurer inconscient chez la plupart d’entre elles. Ce scénario pourrait ressembler à ceci : « L’accès à la source de la plénitude de l’Etre m’a été coupé (ou je n’ai pas su la garder) et c’est cet accès qu’il me faut retrouver. » En règle générale, cette « source » est une allégorie, une métaphore, de la « Mère » mythique, ou de la « Terre Mère » chère aux anciennes traditions païennes. En conséquence, plus tard dans la vie, j’oscille entre une quête insatiable d’amour et un rejet destiné à détruire toute relation pouvant déboucher sur un éventuel abandon et mettre ainsi en péril l’accès à cette Source, à cette Mère seule personne susceptible de m’apporter cet amour dont j’ai besoin, et de me permettre de recontacter cet état de plénitude originelle ».

Du point de vue de l’histoire de vie, il n’est pas rare qu’un tel scénario s’appuie sur un état fusionnel avec la mère, scénario pouvant s’être mis en place à la suite d’une absence vécue ou fantasmée du père (mort, divorce, éloignement géographique…). Ceci étant posé, il est donc tout à fait classique que les relations amoureuses des personnes en base 4 progressent rarement en douceur, leurs variations d’états émotionnels et leur exigence vis à vis du partenaire pouvant injustement être prises pour des « caprices » ou de l’auto-sabotage.

A leur meilleur, ces individus en Base 4 sont très sensibles aux états émotionnels de ceux qu’ils aiment, sont profondément ancrés dans le non-jugement (sauf à la rigueur celui du mauvais goût) et n’ont pas peur de regarder en face le côté sombre de la nature humaine. Ils peuvent donc faire preuve d’une très grande empathie et se comporter comme des soutiens inconditionnels et compréhensifs pour leur entourage, raison pour laquelle il n’est pas rare de retrouver des personnes de cette base dans les métiers de la relation d’aide.

Manque et envie

Dans l’Ennéagramme traditionnel, on associe à la Base 4 la notion « d’envie ». Cela est à mettre en lien avec la tendance de la base 4 à se dévaloriser, ce qui l’amène souvent à idéaliser les qualités qu’elle trouve dans d’autres, à voir que celles-ci lui manque, et donc à devenir envieuse de ces mêmes qualités. Ces qualités peuvent être des aptitudes mentales (l’autre est plus « cultivé » ou « plus intelligent ») des caractéristiques physiques (« il est plus beau », « plus désirable ») ou être le fruit de ressentis purement émotionnels et très subjectifs (« il est plus authentique », « plus spirituel », « plus sensible »…).

Par un processus connu sous le nom d’introjection, les 4 tentent parfois d’intégrer ces mêmes qualités en eux-mêmes, ce qui, bien souvent, déclenche en eux ce fameux conflit interne associé à la quête d’authenticité, la qualité idéalisée étant considérée comme appartenant essentiellement à « l’autre ». Il y a donc un « désir », une « envie » d’avoir, ou plutôt de vivre ce qui manque, qui se heurte à une « obligation vitale » d’être authentique, sincère, c’est à dire d’être soi-même, et il n’est pas rare que ce conflit débouche sur une mélancolie continue, qui est le témoignage extérieur d’un sentiment de frustration omniprésent.

Ainsi, l’envie telle que vécue par les personnes en Base 4, doit avant tout être comprise non pas comme de la jalousie, mais comme la manifestation fondamentale de leur sentiment interne d’être « anormaux » en ce monde. Il est important de comprendre que cela est vécu par les individus en base 4 avant tout comme une forme de «malédiction» continue, comme un problème récurrent, une sensation lancinante d’être le « vilain petit canard », jusqu’à ce que qu’ils aient atteint les vertus de l’acceptation de soi, appelée de façon assez floue « originalité » dans l’ennéagramme traditionnel.

En résumé, « l’envie » vécue par les personnes en Base 4 est avant tout un désir, un souhait de se sentir connectés à eux-mêmes et au monde, un besoin d’être eux-aussi capables de vivre les formes les plus simples de bonheur que d’autres semblent si facilement en mesure d’atteindre. A ce stade, on peut tout à fait comprendre pourquoi certaines personnes qui font du 4 rejettent en bloc les définitions qui sont parfois données par certains auteurs ou enseignants en ennéagramme autour du concept exclusif de « recherche de différence et d’originalité », puisque les 4 aspirent avant tout à la simplicité d’une vie heureuse et harmonieuse.

Souffrance et sublimation

A leur moins bon, l’Envie des personnes en base 4 peut prendre une tournure désagréable les amenant à projeter leur dégoût d’eux-même vers l’extérieur. À ces moments-là, les 4 auparavant sensibles peuvent devenir méchants et vindicatifs, attitudes qu’ils justifient inconsciemment par le fait d’avoir été mal compris, négligés, et parce qu’ils en ont tant souffert.

Comme ils ont une intelligence émotionnelle bien développée, ils savent comment blesser avec les mots, et, quand ils sont très désintégrés, ils se sentent incapables de se retenir. Ils ont tendance à s’en prendre à ceux-là mêmes qui leurs ont étés les plus favorables et qui pourraient peut-être essayer de les aider. Et si cela amène leurs proches à se mettre en retrait, les questions d’abandon sont susceptibles de refaire surface, ce qui peut donner lieu à des tentatives frénétiques de ré-initialiser la relation, par un cycle de séparation-réconciliation. Cela peut devenir un scénario récurrent dans la vie d’un 4 désintégré.

Il arrive parfois que certaines personnes de Base 4 cultivent de façon quasi-masochiste leurs états émotionnels négatifs. En fait, elles « tombent amoureuses » de leur souffrance, comme si elles en venaient à considérer que la souffrance est un signe de leur profondeur d’âme. L’idée d’elles-mêmes comme étant mélancolique peut effectivement devenir une partie intégrante de leur image idéalisée d’elles-même, ce qui rend cet état difficile à dépasser. Dans le même temps, et en parfaite asymétrie avec la tendance à l’auto-dénigrement et au désespoir chronique, les 4 peuvent alors s’accorder des périodes d’auto-indulgence, d’excentricité, de légèreté débridée pouvant aller jusqu’à l’extravagance la plus complète. Ces passages s’expliquent comme une autorisation « implicite » d’opérer une compensation face au manque général de plaisir qu’ils éprouvent dans leur vie. Plutôt que de rechercher des solutions pratiques à leurs difficultés, les 4 sont alors enclins à fantasmer sur un sauveur capable de les arracher à leur souffrance.

Les personnes qui font du 4 et qui vont bien, à l’inverse, ont intégré que leur identité profonde est en fait beaucoup plus riche que le personnage qu’elles tentaient de montrer au monde, et qu’elle n’est pas remise en cause par les autres. Elles ont acquis l’intuition que leur identité ne se résumait pas à l’état émotionnel du moment. Ces personnes « intégrées » conservent alors leur sensibilité émotionnelle et leur empathie sans pour autant les vivre comme étant une source de souffrance et de blessure. Ayant appris l’acceptation de soi, elles sont capables de ressentir une sorte de Bonheur plein qui englobe à la fois la lumière et les côtés sombres de la vie.

Le plaisir et la joie sont alors permis puisqu’ils ne sont plus vus comme relevant d’une béatitude naïve, mais au contraire comme étant le fruit du vécu de l’expérience en pleine conscience. Cette expérience de l’Unité avec le grand Tout donne l’accès à la plénitude et la profondeur de l’être et c’est par la sublimation de cette expérience que jailli le flux de la créativité. Dit plus simplement, le bonheur en Base 4 se résume par la possibilité de se sentir pleinement connecté à sa source d’originalité, tout en acceptant que les autres sont aussi connectés à eux-même, bien que différemment, et que cette différence de connexion, loin de nous éloigner les uns des autres, nous réunit dans une communion avec la vie.

La Base ennéagramme 4 nous invite à nous confronter à la complexité, à l’inconstance et à la subtilité de la vie affective, aussi pouvons nous admettre que les individus de cette base nous aident en nous sortant ainsi de notre zone de confort en nous montrant par effet miroir, ce qui existe en chacun d’entre nous : notre ombre, nos troubles, notre souffrance, toutes ces parties de nous qui nous dérangent et que nous préférerions demeurer inconscientes afin de continuer à mener le cours d’une vie paisible. N’oublions pas qu’en faisant ceci, ils nous ouvrent les portes de la connexion au Sens, à la possibilité de sublimer nos souffrances pour les dépasser et vivre une vie vraie.

Résumé du profil de Base Quatre

Source : http://www.promouvoir-enneagramme.com/index.php?rubrique=3039

Les Niveaux épanouis

Niveau 1 (à leur meilleur) : Profondément créatifs, exprimant des valeurs personnelles et universelles, éventuellement à travers l’art. Inspirés, ils se renouvellent et se régénèrent, et sont capables de transformer toutes leurs expériences en quelque chose de valable : ils s’inventent.

Niveau 2 : Conscients d’eux-mêmes, introspectifs, à la recherche d’eux-mêmes, conscients de leurs sentiments et de leurs impulsions. Sensibles et intuitifs avec eux-mêmes et les autres, ils sont doux, pleins de tact et de compassion.

Niveau 3 : Personnels, individualistes, véridiques, ils se révèlent, sont honnêtes dans leurs émotions et humains. Ils ont une vision ironique d’eux-mêmes et de la vie, peuvent être à la fois sérieux et drôles, vulnérables et émotionnellement solides.

Les Niveaux moyens

Niveau 4 : Donnent une orientation artistique et romantique à la vie, créent un environnement de beauté et d’esthétique pour cultiver et prolonger leurs sentiments personnels. Ils intensifient la réalité par la fantaisie, des sentiments passionnés, et l’imagination.

Niveau 5 : Pour rester en contact avec leurs sentiments, ils intériorisent tout, prenant tout personnellement, mais deviennent absorbés par eux-mêmes et introvertis, fantasques et hypersensibles, timides et conscients d’eux-mêmes, incapables de spontanéité ou de sortir d’eux-mêmes. Ils sont reclus pour protéger leur propre image et pour gagner du temps afin de clarifier leurs sentiments.

Niveau 6 : Progressivement, ils pensent qu’ils sont différents des autres, et se sentent exemptés de la vie telle que les autres la vivent. Ils deviennent des rêveurs mélancoliques, dédaigneux, décadents, et sensuels, vivant dans un monde imaginaire. S’apitoyant sur leur sort et envieux des autres, ils en viennent à faire ce qu’ils veulent et deviennent de moins en moins pratiques, et de plus en plus improductifs, acerbes, et affectés.

Les Niveaux pathologiques

Niveau 7 : Quand les rêves échouent, ils deviennent inhibés et en colère contre eux-mêmes, déprimés et coupés d’eux-mêmes et des autres, bloqués et paralysés dans leurs émotions. Ils ont honte d’eux-mêmes, sont épuisés et incapables de fonctionner.

Niveau 8 : Ils sont tourmentés par le mépris, les reproches, et la haine contre eux-mêmes, et par des pensées morbides : tout est source de tourment. Blâmant les autres, ils repoussent tous ceux qui essayent de les aider.

Niveau 9 : Désespérés, ils se sentent sans espoir et s’autodétruisent, abusant éventuellement de l’alcool ou de drogues pour s’échapper. Dans les cas extrêmes, dépression nerveuse ou suicide sont possibles. Correspondent en général à des troubles de la personnalité du type prostré, dépressif, et narcissique.

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