Description de l’Ennéagramme

L’Ennéagramme c’est un diagramme ! Le mot ENNÉAGRAMME vient du grec : Ennéa désigne le chiffre neuf et gramma signifie dessin. D’où Ennéagramme : une figure à neuf points.

Enneagramme_PEARL

 

Son origine est incertaine, certains la faisant remonter à Pythagore, d’autre disant qu’il aurait été inventé de toute pièce au début du XXième siècle.

Ce Diagramme sert de support à un système d’étude de la personnalité qui décrit les automatismes que les êtres humains mettent en place dès la prime enfance pour appréhender le monde, s’y adapter et se relier aux autres.

L’ennéagramme s’intéresse aux motivations inconscientes

Ainsi, l’Ennéagramme décrit 9 systèmes motivationnels, que nous appellerons « Bases », qui sont la résultantes des représentations du monde et stratégies d’adaptation à l’environnement développées tôt dans l’enfance.

L’Ennéagramme permet de comprendre la dynamique inconsciente de notre personnalité en s’appuyant sur la notion qu’il existe neuf motivations centrales, neuf façons de gérer notre énergie vitale.

  • Comment je suis attentif à ce qui se passe
  • Comment je suis touché par ce qui se passe
  • Comment je perçois le monde qui m’entoure

Mais pas « Comment j’agis ». Il ne s’agit pas d’un outil d’étude des comportements. En effet, il est tout à fait possible que 2 personnes adoptent un comportement rigoureusement identique, mais pour 2 raisons fondamentalement différentes.Par exemple : vous vous faites réprimander par votre patron parce que vous n’avez pas respecté le processus défini pour réaliser une tâche donnée. Quelle est sa motivation ?

  • Vous montrer qu’il a raison ?
  • Vous aider à mieux faire la prochaine fois ?
  • Vous exprimer son inquiétude face à votre manque de fiabilité ?
  • Vous rappeler que c’est lui qui commande ?..

Ainsi, s’appuyant sur la notion qu’il existe 9 motivations centrales, communes à tous, l’Ennéagramme sous-tend qu’il y a en a une, en particulier, que nous avons cru être la meilleure et que nous avons choisie comme stratégie d’adaptation. C’est cette stratégie qui donne sa « couleur » à notre personnalité.

L’Ennéagramme décrit 9 stratégies d’adaptation au monde

On parle de stratégie « d’adaptation », car ces motivations sont principalement des situations que l’on évite à tout prix de vivre (on nommera ceci « compulsion »):

  • la souffrance
  • la banalité
  • la faiblesse
  • les échecs
  • l’envahissement

Si nous les évitons, c’est parce que dès notre petite enfance, nous avons développé des croyances inconscientes :

  • « Commettre une erreur est inacceptable »
  • « Ce qui compte c’est ce que l’on fait, pas ce que l’on ressent »
  • « Dans la vie, les forts l’emportent toujours sur les faibles »
  • « Longer les murs, c’est la meilleure façon d’éviter les problèmes »

Ainsi, si ma croyance dominante est « Dans la vie, les forts l’emportent toujours sur les faibles », je vais avoir cultivé la peur d’être « faible » ou « innocent » (au sens de l’enfant qui reçoit, de façon neutre, ce qui lui est donné ou proposé) et mon filtre d’attention va se développer de sorte à me fournir les ressources me permettant de percevoir, en tout temps, et dans toute situation, « qui tire les ficelles ».

En réaction, cette compulsion va avoir tendance à donner lieu à des comportements stéréotypés, automatiques, en d’autres termes, à structurer toute la personnalité, tout le rapport aux autres : la manière de se comporter, la manière de communiquer, les attentes, les sources de motivation…

En reprenant l’exemple précédent : « Il faut savoir qui décide ici, qui prend les décisions, et lui montrer qu’il a tout intérêt à faire comme je lui dit, quitte à l’intimider un peu pour qu’il affiche son jeu… »

L’Ennéagramme présente ainsi 9 styles de personnalité, 9 automatismes, ayant leurs atouts et leurs limites. Chaque style comporte son propre filtre d’attention et ses croyances, relatifs à ce que nous pensons être nécessaire à notre survie et notre satisfaction personnelle, que l’Ennéagramme nomme « ego » (ou fausse personnalité).

Très tôt dans l’enfance donc, nous avons chacun « opté » inconsciemment pour l’une de ces 9 stratégies.

L’Ennéagramme nous questionne sur notre libre-choix

Notre Base dominante structure notre personnalité , et est donc fort utile à notre développement. En revanche, cette personnalité, ou ego peut également, à un certain stade, par trop d’automatismes répétés,, trop de conditionnement, trop de filtres de perception, devenir une entrave à notre développement personnel.
Les Questions Clés sont donc « En quoi suis-je excessif » et « En quoi suis-je limité » ?

L’Ennéagramme nous propose de partir à la découverte de notre potentiel inexploité, et nous aide à comprendre pourquoi notre attention se dirige automatiquement dans une certaine direction et pourquoi nous sommes plus réactif ou plus attentif à certains événements ou informations qu’à d’autres.

Ce qui est intéressant dans ce système, c’est qu’il nous renseigne non pas sur ce que nous faisons mais sur le « POURQUOI » nous le faisons. L’idée sous-jacente étant qu’en prenant conscience des motivations qui nous animent, nous nous ouvrons à plus de choix, donc à plus de liberté.

En synthèse, donc, l’Ennéagramme peut être vu comme une carte des cartes du monde. L’Enneagramme décrit 9 types de vision du monde, de cartes de la réalité, que chacun d’entre nous possède, tout en choisissant inconsciemment d’en privilégier une seule.

Ces cartes de la réalité, nous les utilisons comme des fenêtres à partir desquelles nous observons et nous inter-agissons avec le monde.

Chacun des neuf styles (aussi appellés « bases », « types », « mécanismes »…) identifiés a ses dons, ses limitations, ses façons de penser et d’agir. Chaque style privilégie certaines informations et en laisse d’autres de côté, d’une manière inconsciente, se limitant à une version de la réalité bornée par des œillères.

L’ennéagramme met donc en lumière ces limites inconscientes qui vont générer des peurs irrationnelles enfouies et une « compulsion » , une volonté farouche d’éviter à tout prix ce dont on a peur. Cette compulsion va structurer toute la personnalité, tout le rapport aux autres : la manière de se comporter, la manière de communiquer, les attentes, les sources de motivation…

Chacune des neufs Bases a été numérotée (de 1 à 9 donc). Tout simplement parce qu’un libellé est trop réducteur à une facette de la personnalité (ex, pour le 4 : Le Romantique, L’Artiste, Le Mélancolique, Le Dramatique, L’individualiste).

En revanche, soyons bien clair : un individu n’est pas un numéro. Ainsi, s’il est souvent d’usage de substituer à la phrase « cette personne manifeste dans une majorité de situation des comportements déclenchés par une compulsion particulière qui a été répertoriée sous la dénomination de ‘type z’ », qui est assez longue, le raccourci « cette personne est un z », nous paraît dangereuse. Aussi, nous invitons nos interlocuteurs à y préférer les expressions « cette personne est en z » ou « cette personne fait du z », l’idéal étant selon nous « cette personne est de base z » .

En vidéo

A voir aussi la vidéo où Russ Hudson et Tom Condon trouvent les mots justes pour présenter l’Ennéagramme, ses usages et surtout la déontologie qui doit accompagner l’outil.

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